« In sottu », et dans une remarquable absence de clarté, le Syvadec poursuit contre vents et marées son projet de centre de tri mécano-biologique sur ordures brutes avec incinération des déchets résiduels. En le faisant passer pour du « surtri » après tri à la source, il tente de masquer sa volonté persistante de traiter les déchets en vrac et au final de brûler les déchets résiduels.

Pour un coût « évalué » à plusieurs dizaines de millions d’euros, ce projet surdimensionné ne prend en compte ni l’obligation légale d’écarter et traiter les biodéchets en amont, ni la nécessité d’un tri à la source poussé au maximum : il prévoit de mettre définitivement nos déchets dans les mains d’opérateurs privés. Le Syvadec et ces opérateurs tablent sur la crise inévitable – saturation des centres d’enfouissement et exaspération de la population, pour imposer leur système TMB/incinération, le plus dangereux pour notre santé, dont le retour sur investissement est particulièrement rémunérateur…sauf pour les contribuables.

Le refus du PLU de Monte par la Commission de déclassement des terres agricoles (CTPNAF), qui s’appuie par ailleurs sur de nombreuses illégalités dans le dossier, permet de différer ce projet qui nous mène à l’impasse, mais le problème des déchets reste entier !

Le SYVADEC, disqualifié, doit passer la main. Mais la Collectivité de Corse doit aussi lever toute ambiguïté sur ce projet. Et assumer pleinement sa responsabilité : mettre en œuvre au plus vite une stratégie coordonnée et efficace pour nos déchets. 

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