OUVRONS LA VOIE…D’UNE NOUVELLE MANIERE DE VIVRE !

 APRIMU A VIA !

La mobilité est au cœur de la vie humaine : nomades depuis des millions d’années, les femmes et les hommes, s’ils sont privés de cette liberté, comme tout animal, se sentent prisonniers ; la crise récente et encore présente l’a montré, une fois de plus. Les 50 dernières années ont vu l’explosion des déplacements (11 millions de voyageurs en permanence dans le ciel !), et les conséquences importantes qui en découlent pour notre planète.
Les Corses, peuple de bergers, de marins, sont eux aussi des nomades : impiaghjera, muntagnera rythmaient les années, les rencontres, les échanges. Soumis à une nouvelle forme de nomadisme, celle du tourisme, moteur essentiel de l’économie, ils profitent aussi de plus en plus des voyages…
L’impact du transport généralisé sur notre planète, les effets désastreux sur les émissions de carbone, nous obligent aujourd’hui à revoir complètement et en urgence nos modèles.
En Corse, où les transports en commun sont rares, ou le nombre de voitures,  le transport de marchandises et de déchets explosent, les transports représentent la moitié de nos émissions de gaz à effet de serre. Faire évoluer la mobilité est par conséquent au CENTRE de notre projet.

Parce que la Corse est une île et qu’elle est en Méditerranée, le projet écologiste qui invite à repenser les transports et les mobilités devra non seulement rendre accessible à toutes et tous des transports en commun de qualité et réaménager le territoire vers un modèle de service public de transport écologique, solidaire et multimodal, mais aussi prendre en compte ses relations maritimes et aériennes avec l’extérieur de proximité (Sardaigne, Toscane, Provence) ou plus éloigné (Europe, Rive sud de la Méditerranée). Cela ne va pas sans une remise en question de l’économie du transport qui passe, au regard de la crise actuelle, par une réflexion sur la taille et la typologie des véhicules, des avions et des navires, ainsi que des ports et des aéroports.

Les moyens de transport individuel
Favoriser les déplacements doux, à pied ou en vélo, suppose d’étudier en amont tous les projets routiers, les aménagements des villes, de les passer au crible de ces nouvelles exigences – et de définir un plan global, à l’échelle des communautés de communes et d’agglomération (certaines le font déjà), et de la Collectivité : pistes cyclables généralisées, aménagement de carrefours, parkings sécurisés il reste beaucoup à faire, en partenariat avec tous les acteurs, y compris les usagers.
Le vélo électrique permet à plus d’usagers d’accéder à ce mode de déplacement, il faut continuer à l’encourager – en prévoyant les ateliers d’entretien et de réparation pour éviter tout gaspillage des « métaux rares » des batteries.
La voiture électrique reste réservée à des usages très spécifiques (Poste, livraisons en ville, véhicules de la CDC) en raison de la faible production d’énergie strictement renouvelable – déplacer la pollution vers les centrales à fuel est peu pertinent – il faut un programme de production d’énergie solaire au plus près des villes, sur les hangars des zones industrielles par exemple, pour limiter l’emprise sur des terrains disponibles.
Un réseau routier performant reste indispensable en Corse, ou le retard en sécurité est important ; il est aussi la condition de survie ou repeuplement des villages. La CDC doit alors appliquer strictement les décisions du PADDUC en ce qui concerne les routes : chaque village doit bénéficier d’un accès prioritaire au centre de vie le plus proche ; les financements doivent être priorisés et non dispersés sur l’ensemble des routes.

Les moyens de transport en commun
Une solution à 10 mn de chez soi, c’est notre objectif à 6 ans
– relance du train, en priorité vers la plaine, mais aussi avec des études sur une liaison Porti Vechju/Aiacciu. Lien avec les aéroports et les ports. Renforcement des navettes autour d’Aiacciu et Corti. Ajout d’une remorque pour les vélos.
– extension des navettes en ville mais aussi en milieu rural, pour faciliter l’accès aux villages de « services » les plus proches (médecins, maisons médicales, pharmacies et commerces, etc). Possibilité d’étendre les transports scolaires à la population.
– navettes en bateau quand c’est possible
– soutien au covoiturage, au partage des véhicules et aux navettes groupées d’entreprises

Favoriser l’intermodalité

L’intermodalité met en lien les différents modes de transport internes et à destination « d’ailleurs », pour permettre une combinaison des différents moyens de transport ; elle se traduit par une tarification unifiée et accessible, la gratuité pour certaines personnes, et favorise aussi un nouveau mode de tourisme moins impactant sur nos routes.

OUVRONS LA VOIE…D’UN NOUVEAU MODELE DE DEVELOPPEMENT

Revoir la continuité territoriale maritime
Il faut s’interroger : malgré son coût très élevé, elle ne fait pas baisser les prix, organise la concurrence avec les productions locales, participe à notre extrême dépendance (95% de notre alimentation !), nous coupe de nos voisins italiens et sardes, manque de transparence et enrichit des opérateurs privés pour un service financé par  l’argent public.
La CDC doit étudier dans les meilleurs délais une refonte complète du système, tenant compte du “poids écologique” du transport, des risques de dérapage liés aux monopoles, de ses objectifs de production, du bon usage des fonds publics : réorientation vers l’autonomie de notre île et la création de richesses « réelles » et non « artificielles ». Et prendre des mesures immédiates pour cesser de subventionner les produits concurrents de ceux dont elle soutient le développement (exemple : bois, pellets, productions agricoles bio, aliments pour animaux…). Et s’orienter vers plus d’exigence en matière d’émissions de polluants en mer et sur terre, notamment les fumées des bateaux à quai.

La question du port de Bastia
Le projet de création du nouveau port de Bastia répond à un modèle de société du « toujours plus » de tourisme, de marchandises importées, pour un coût financier et écologique exorbitant. Cherchons des solutions moins impactantes répondant à nos besoins internes, et prenant en compte les limites de notre île qui ne peut supporter une expansion sans fin du tourisme.

Les effets induits du changement de modèle de transports
Au final, c’est le bilan écologique qui va s’améliorer : diminution de la pollution de l’air, des temps de transport, amélioration de la santé.

Les financements
Il est urgent de mobiliser les fonds du PTIC sur la mobilité douce, pour toutes les zones de l’île, avec un copilotage intercos/CDC/Etat/usagers.

LES TRANSPORTS SONT AU CŒUR DU CHANGEMENT, A L’ECHELLE LOCALE ET GLOBALE : ILS SONT DONC AUSSI AU COEUR DE NOS ENGAGEMENTS.

ALLONS PLUS LOIN…
Ouvrons la voie vers un autre avenir, moins polluant, moins consumériste, moins énergivore…
Ouvrons la voie pour nos enfants, qu’ils soient fiers de suivre notre trace…
Ouvrons la voie pour réparer la Corse…
Ouvrons la voie aux femmes…
Ouvrons la voie d’une autre manière de faire de la politique !

Aio tutti,
Femu di Cursighella un paese pulitu
Demu à a ghjuventù una sperenza e una dignità
Chi e donne e l’omi sighini a pari e uniti
Muvemuci per una Corsica sulidaria !

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