En lien, notre programme, qui répond de façon précise aux questions que vous posez et à vos propositions, dont nous partageons l’essentiel. Pour nous il est impensable que notre île importe (en les subventionnant par le biais de la continuité territoriale) 95% des aliments qu’elle consomme.
Cette dépendance est le reflet de l’abandon de nos terres fertiles, de choix que nous combattons en matière d’utilisation des terres pour l’immobilier, d’artificialisation des sols, d’abandon des villages. Elle nous rend extrêmement fragiles face aux crises climatiques qui s’annoncent, dont nous mesurons déjà les effets. Nous sommes sûrs qu’une vraie agriculture paysanne est possible en Corse, pour répondre aux besoins alimentaires de l’ensemble de la population, ce qui suppose des prix accessibles à tous pour des produits de qualité.
S’orienter progressivement vers la souveraineté alimentaire, c’est donc un des fondamentaux de notre programme. Nous souhaitons aussi remettre en cause la continuité territoriale telle qu’elle existe, car elle renforce notre dépendance en subventionnant l’entrée des produits alimentaires sans pour autant faire baisser les prix. Les mesures que vous préconisez, figurent presque en totalité dans notre programme, notamment la garantie de revenu pour les jeunes qui s’installent (par une extension de Revenu de transition écologique à l’agriculture), la garantie d’achat par la commande publique (cantines) et le soutien aux circuits courts.
Nous souhaitons aussi faciliter les installations en évitant aux agriculteurs l’achat du foncier, grâce à une politique active d’acquisition de terres agricoles par la CDC, qui les rendrait ainsi propriété collective inaliénable, et les louerait aux agriculteurs pour les productions nécessaires, essentiellement maraichage, agriculture, protéines végétales, petits élevages, accompagnée d’une obligation environnementale (sans pesticides). Il s’agit pour nous de réinventer « a terra di u cumunu ».
Enfin, notre démarche rassemble des mouvements politiques qui défendent depuis très longtemps l’agriculture paysanne face à l’agriculture industrielle, une autre PAC, le refus des accords internationaux de libre échange – tant au niveau européen que français.
Cette vision est partagée par tous ceux qui nous ont rejoints dans la démarche.

Ecologia Sulidaria

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