CENTRES DE SURTRI : VERS LA PRIVATISATION DEFINITIVE DE NOS DECHETS ET L’EXPLOSION DES FACTURES ?

Plutôt que de soutenir le tri à la source des biodéchets (un quart de nos déchets), rendu obligatoire par la loi, ou d’aider les collectivités à mettre en place un tri efficace au porte à porte pour les 70% de déchets recyclables encore présents dans nos poubelles, le Syvadec persiste dans sa volonté de construire des méga-centres dits de « surtri », à Monte et Aiacciu.
Cette « solution », présentée comme « miraculeuse », et apparemment soutenue par l’Exécutif de Corse pour sortir du pourrissement du dossier, est pour Ecologia sulidaria INACCEPTABLE.

  • Ces centres achèveraient la privatisation du traitement de nos déchets, après celle de leur transport, au profit de gros opérateurs nationaux (Veolia/Suez) et locaux (membres du « consortium »), qui maitriseraient la filière dans sa totalité ; les contrats sont de 12 ans, la durée de vie des installations de 25 ans, c’est donc la mainmise complète du privé sur nos déchets, pour le plus grand profit de ces opérateurs.

Or la nécessité d’une gestion publique des déchets (fondamentale pour Ecologia sulidaria) est en permanence affirmée et réaffirmée par la majorité nationaliste depuis 2016, pour éviter tout dérapage financier et assurer la transparence de ce secteur sensible.

  • Les tonnages entrants signent la fin du tri à la source, très couteux dans sa désorganisation actuelle : qui va continuer à trier alors qu’un centre sera censé le faire à notre place ? L’opacité règne sur les coûts d’installation et de fonctionnement de ces unités et leurs performances réelles ; l’analyse des annexes du futur Plan déchets de la Collectivité, où figurent des évaluations financières, fait craindre à terme l’explosion de nos factures.
  • Les déchets résiduels du « surtri », appelés CSR (combustibles solides de récupération) – essentiellement des plastiques non recyclables (en fait près les trois quart des plastiques) seraient brûlés, émettant des polluants particulièrement dangereux pour la santé et l’environnement, s’ajoutant aux émanations de la centrale de Luciana (pour Monte), à celles du Vazziu (pour Aiacciu) au détriment des riverains.

La majorité territoriale a toujours défendu le principe d’une gestion publique des déchets, basée sur le tri à la source, le refus de l’incinération, la maitrise financière pour les contribuables.

ECOLOGIA SULIDARIA DEMANDE A L’EXECUTIF DE CORSE, AU NOM DES PRINCIPES QU’IL A TOUJOURS DEFENDUS, ET DU RISQUE DE DERAPAGE DE CES CENTRES, DE CLARIFIER SA POSITION, ET DE REFUSER DE FINANCER CES INSTALLATIONS PRIVEES SURDIMENSIONNEES. »

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